[291] Sur la côte de terre-ferme de la Nouvelle-Grenade. Il n’est pas jusqu’au Mississippi qui ne présentât autrefois un souvenir du même genre, dans la rivière Macaret, un de ses affluents dans la Louisiane (Alcedo, Dicc. geogr. hist., au mot Macara, etc.)
[292] Eckstein, Sur les sources de la cosm. de Sanchoniathon, page 118.
[293] À l’exception du nom de Macar, dont le nom subsiste en tant de lieux, il n’est resté dans la tradition rien de bien clair sur les divinités spéciales des Cares dans ces contrées. Ce qu’il y a de curieux, toutefois, c’est que la langue quichée, dont un dialecte était parlé par les Cares de Copan, donne une fort bonne étymologie d’Osôgo, nom du dieu national des Cariens d’Asie, soit qu’on le fasse dériver d’otz ou otzoy, le homard, et de ogo, resplendir sur l’eau; ce qui ferait le homard resplendissant, nom qui conviendrait à merveille à une divinité de l’élément humide, comme l’était celle des Cariens; soit qu’on le fasse venir d’ox, trois ou trois fois, et d’ogo, celui qui brille trois fois sur l’eau, étymologie également admissible dans ce cas. Ajoutons que le nom même de Labrandeus, dieu guerrier des Cares, identique probablement avec Osôgo, a une racine tout à fait américaine: lab est l’augure qu’on cherchait avant de commencer le combat, en quiché, et de là labal, guerre. Dans la langue maya, lob est le mal. Voir pour ces dieux cariens, A. Maury, Hist. des religions de la Grèce antique, etc., tom. III, page 139 et suiv.
[294] Calancha, Hist. mor. del Peru, etc., lib. II, cap. XIX.
[295] Ritos de los naturales del Peru, Memoria escrita por los Augustinos de la misma provincia. MS. des Archives de l’Acad. roy. d’hist. de Madrid, copie de ma Coll.
[296] Ces mots gua-chemin, semblent tout à fait d’origine haïtienne: gua, ce, il, le, et chemin, la divinité, etc.
[297] Porcon était une ville considérable, suivant le même document, avec un temple immense dédié à Apocatequil, et de vastes logements pour les pèlerins qui y venaient de toutes parts. Alcedo (Dicc. geogr.) écrit Porco et en fait une petite ville de la province du même nom.
[298] Guacat paraît un nom d’origine nahuatl, aussi bien que la fable de la fronde, qui rappelle, avec ses divers autres détails, l’histoire de Hunahpu et de Xbalanqué.
[299] Santa, orthographié quelquefois Sancta et que nous trouvons écrit Santapor, dans Calancha, loc. cit. lib. II, cap. VIII. C’était une ville et une province confinant au Pacifique entre Guailas et Truxillo.
[300] Calancha, Hist. moral. del Peru, lib. II, cap. XII.