— Jamais ! tel fut le cri de mon cœur.

Je marchais fiévreusement dans la chambre, me débattant sous mille impressions contradictoires. Enfin, voyant qu’elle ne bougeait pas et qu’elle semblait attendre mon retour au calme pour recommencer à parler, je me rapprochai d’elle :

— Ce que vous pourriez ajouter est inutile. Je l’aime, entendez-vous, passionnément, follement, comme vous ne savez pas aimer, et mon âme se déchirerait en lambeaux s’il fallait me séparer de lui.

— Vous avez peur de la souffrance ?

Il y avait dans sa voix un dédain inexprimable. Elle continua :

— Vous dites que je ne sais pas aimer ? Cependant, du temps où je l’aimais, pour lui je n’aurais reculé devant aucune douleur.

— Mais il en souffrirait aussi, autant, plus que moi peut-être.

— Moins qu’il ne souffrira plus tard.

— Taisez-vous, laissez-moi. Qui vous donne le droit de me torturer ainsi ?

— La volonté de le sauver, Thérèse.