Si, malgré l'emploi de ces divers procédés, le placenta n'est pas expulsé ou l'abandonne dans la cavité utérine.

Une hémorrhagie survient-elle, ou fait prendre à l'accouchée une infusion de racine de grenadier.

Si ce traitement est insuffisant, ce qui est le cas général, ou fait écrire par un taleb (savant), des versets du coran sur un carré de papier qui est ensuite suspendu au cou de la femme. C'est la suprême ressource et si l'hémorrhagie ne s'arrête pas spontanément, la femme est emportée.

Dans le cas où le placenta reste dans l'utérus, me dit la matrone, «il survient de l'odeur, le ventre de la femme enfle et elle meurt».

C'est la péritonite puerpérale.

«D'autre fois le ventre ne gonfle pas, il survient de la fièvre, il y a de l'odeur et la femme meurt plus ou moins longtemps après l'accouchement».

C'est l'infection puerpérale.

Très rarement le placenta sort par morceaux et la femme peut se rétablir.

On conçoit que dans ces conditions, la femme étant toujours livrée au hasard des complications qui peuvent survenir, périt le plus souvent victime de l'ignorance de son entourage.

Il importe donc de combattre de telles pratiques.