Le 17, c'est encore les gens de Nara que je soigne.

Les trois journées du 18, du 19 et du 20 sont données aux habitants de Ménaâ.

Dans les deux premières journées, j'avais donné des soins et des médicaments à 50 femmes et enfants et à huit hommes.

Dans les journées du 18, du 19 et du 20, soixante-dix-huit femmes et enfants malades reçurent des soins et des médicaments, ainsi que trente-trois hommes.

J'ai donc reconnu malades et soigné à Ménaâ cent soixante-neuf indigènes, alors qu'un plus grand nombre est venu à ma consultation; mais plusieurs n'étaient nullement atteints.

Tous les soirs on nous donnait le spectacle des danses; c'était une façon de nous remercier et de nous prouver que les indigènes étaient heureux de notre présence parmi eux.

Les danses de l'Aurès sont très originales.

Le plus souvent la danseuse est isolée, parfois elles sont deux se tenant par la main. C'est un pas cadencé, une jambe légèrement fléchie, qui se fait en avant puis ou arrière, sur un assez large espace. De temps en temps une sorte de spasme avec renversement de la tête et du corps en arrière.

La danseuse a toujours les paupières baissées, les yeux fixés sur la terre, attitude qui lui donne un air de fausse pudeur qui ajoute à son charme.

Les mouvements du bassin sont moins multiples que chez la femme arabe. Ils se font surtout d'arrière en avant et sont un peu voilés par la melhafa.