Le 14 juin, à dix du matin, nous partons pour Sgag, qui doit être notre dernière étape.
La forêt de Sgag, est peuplée par des cèdres.
Elle part de Larbâa, passe par la ligne de partage des eaux et se continue dans le versant tellien sur la rive gauche de l'Oued Abdi.
Après avoir traversé une partie de la forêt nous arrivons à la maison du garde.
Le lendemain, samedi 15 juin, je visite les derniers malades que je verrai dans ma mission.
Le nombre en sera restreint parce que je n'ai plus de médicaments.
Quinze malades seulement sont vus; six femmes et enfants, neuf hommes: une gastro-entérite, des manifestations syphilitiques du larynx, une énorme gomme de la fesse. Chez une femme enceinte, un ptérygion, une dacryocystite, un lumbago, une névralgie intercostale, deux conjonctivites granuleuses, des accidents de la dentition chez un enfant, une gomme de la jambe, un épithéliome de l'aile du nez, de l'impétigo du cuir chevelu, une malaria, une arthrite du genou survenue à la suite d'une chute.
Le 16, nous quittons Sgag pour rentrer à Lambèse.
Ma mission était terminée et j'étais restée cinq semaines dans les montagnes de l'Aurès.