En quelques minutes nous sommes prêts et laissant là tous ces gens, nous sortons de notre pagode.

Dehors, un même cri de joie nous échappe devant la splendeur du ciel nettoyé et d’un beau bleu tout neuf !… Un soleil éclatant darde ses rayons sur la terre détrempée. Puisse-t-il sécher notre route et nous permettre ainsi d’avancer par nos propres moyens sans avoir recours à ce brave mais maudit animal… « l’animal nécessaire » : le buffle !!!

Nous nous rendons à pied jusqu’à l’arbre postal sous lequel notre voiture a passé la nuit : le terrain résiste sous nos semelles : nous commençons à espérer.

Les charrettes sont arrivées dans la nuit, sous la conduite du sûr et fidèle Nam-Ay.

Une petite discussion s’engage pour décider si nous partirons seuls ou traînés. Cette dernière alternative nous répugne profondément, mais nous savons trop par expérience qu’il ne faut négliger aucune précaution, et pour plus de sûreté, j’envoie Bernis et Guérin reconnaître le chemin à pied tandis que nous préparons le déjeuner sous la tente, car le soleil fait déjà des siennes !

LA MARE AUX CANARDS

Au bout d’une heure, les deux « scouts » reviennent enchantés et rapportent la bonne nouvelle que l’on peut y aller carrément. Toutefois, nous attendons jusqu’après midi pour laisser le bon soleil accomplir son œuvre.

Afin de varier un peu l’ordinaire du menu, nous tuons le temps, Bernis et moi, en tuant trois canards sur la mare. Le temps s’en remettra vite, mais les canards difficilement.