Qu’est-ce encore ?… Une soupape encrassée ? un inflammateur déréglé ? Nous sommes si habitués à prévoir le pire !
Guérin descend, inspecte et se redresse en riant. Ce n’est que le décompresseur, que dans la hâte de repartir, Bernis a tout simplement oublié de rentrer.
Il peut se vanter de nous avoir fait une belle peur !
Nous repartons magnifiquement !
Le moteur tourne à merveille et tire de toute sa puissance dans les flaques d’eau que nous traversons. Nous filons parmi les éclaboussures, sans même nous en apercevoir.
Mais soudain, Guérin me dit d’arrêter !… Quoi !… Ce n’est pas fini ! Oh ! ce Guérin, je le tuerais !… C’est égal : auparavant mieux vaut stopper quand même : selon sa détestable habitude, notre prudent mécanicien doit avoir encore raison !
Allons bon !… cette fois-ci, c’est de l’eau dans le graisseur. En effet, le bidon à demi plein fixé sur le marchepied, ayant perdu son bouchon (l’imbécile !), s’est rempli d’eau pendant les pluies et tout à l’heure, en versant trop précipitamment, nous ne nous sommes pas avisés de ce détail.
ON PATAUGE
Il est écrit vraiment que nous épuiserons toute la liste des pannes ! Nous n’avons qu’à démonter et à vider entièrement le graisseur pour le remplir d’huile pure… Et en route !