La voiture est aujourd’hui livrée aux prisonniers ; ils lui font une toilette en règle… qu’elle a bien gagnée elle aussi.

Guérin, qui préside à ces ablutions, me dit dans son rapport que pas un seul boulon n’a bougé, j’en reste émerveillé !

L’après-midi se passe à chasser sur l’étang.

Plusieurs canards et poules sultanes au tableau.


25 avril 1908.

Une dernière déception nous attendait, qui va gâter notre retour. Ces pluies continuelles ayant amené une crue considérable des eaux, il nous devient naturellement impossible de revenir, comme nous le désirions tant, par le chemin de Kreck-Tay-Ninh.

Et la triste conséquence de cette hostilité des éléments, c’est qu’il va falloir nous séparer de notre bonne voiture et l’embarquer pour Pnom-Penh sur une chaloupe des Messageries Fluviales.

Nous irons nous-même par eau… puisque les bateaux sont maintenant les seuls moyens de transport possibles.

Ainsi, notre voyage va s’achever de la façon la plus monotone et la plus aquatique !… Desinit in piscem !