… Dès ce matin, Guérin est allé reconnaître le chemin que devra suivre la voiture pour descendre sur la berge du Mékong jusqu’à la chaloupe. Comme cette berge est à pic, cela nous ménage encore quelques émotions.
A DIEU VAT !
Même jour, six heures.
Enfin… c’est fait… et malgré de terribles difficultés, sans accrocs ni dommage, grâce à la parfaite amabilité de M. Dessenlis et de tous les Européens présents que je tiens à remercier ici de leur concours si bienveillant et si gracieux.
Pour descendre la berge escarpée du fleuve, il a fallu retenir la voiture par une chaîne à l’arrière, caler les roues de devant avec des madriers… et laisser glisser lentement l’énorme masse jusqu’à la chaloupe. La moindre imprudence pouvait avoir les suites les plus néfastes. Enfin, tout s’est bien passé.
Guérin, que rien ne saurait décider à quitter sa voiture, vient de s’embarquer sur la même chaloupe. Il nous attendra à Pnom-Penh.
28 avril 1908.