Brin-d’Amour daigne sortir de son apathie, pour prendre langue avec eux.
Ce sont, paraît-il, des habitants de Sockiet et des environs envoyés par le Résident pour nous aider à traverser la rivière.
Qu’ils soient les bienvenus et que la rivière nous soit propice, mais je ne la croyais pas si proche !
La voilà pourtant, cette rivière de Sockiet, qui va compléter notre liste d’obstacles pour cette première journée.
J’arrête sur les bords de la berge, presque à pic en cet endroit.
Et, comme à Paris, « tout le monde descend ».
Nous commençons par considérer notre nouvel adversaire ; au premier abord, elle ne semble pas bien terrible. Paisible et lente, elle n’a en ce moment que très peu d’eau, mais elle se distingue des rivières civilisées par l’absence de pont, qui donne quand même à réfléchir. Il va nous falloir la traverser par nos propres moyens avec la voiture qui ne s’en tirera pas sans un « bain d’essieux »… que je prévois avec quelque inquiétude.
Bernis et le fidèle Guérin partent en éclaireurs. Ils montent dans une barque et vont reconnaître le chemin à parcourir pour aborder, à la sortie du gué, sur la rive opposée.
Cette sortie ne se trouve pas précisément en face de la descente de notre côté, ce qui va nous forcer à traverser en biais 20 ou 25 mètres dans 40 centimètres d’eau.