BERTHIER À MARMONT.

«Schoenbrunn, le 28 décembre 1805.

«Vous avez vu par ma lettre d'hier, général, que la paix est signée.

«L'intention de l'Empereur est que, avec vos deux divisions françaises, vous preniez possession du Frioul et de la ligne de l'Isonzo, en attendant de nouveaux ordres. Mais, avant de vous y rendre, Sa Majesté ordonne que vous occupiez le comté de Grätz, Trieste et la Carniole, jusqu'à ce que la division française qui doit occuper la Dalmatie et l'Istrie en soit en possession.

«Par le traité de paix, les Autrichiens ont deux mois pour rendre la Dalmatie et l'Istrie; mais le moyen d'avoir ces deux provinces tout de suite, ce serait d'occuper Grätz, Trieste et la Carniole avec beaucoup de troupes pendant le mois que nous avons pour évacuer cette partie, et en disant aux Autrichiens que nous évacuerions sur-le-champ ces pays, qui leur tiennent tant à coeur, parce que cela gêne leur commerce, au moment où eux-mêmes évacueraient la Dalmatie et l'Istrie.

«Je joins ici les articles du traité de paix qui concernent l'évacuation respective des pays qu'on doit rendre.»

BERTHIER À MARMONT.

«Schoenbrunn, le 31 décembre 1805.

«L'Empereur, général, a donné des ordres directs au général Songis pour évacuer beaucoup d'artillerie sur Palmanova.

«Il paraît que vous vous trouvez contrarié par le départ de l'artillerie batave.