«D'autres corps, se disant partisans, répondaient qu'ils ne pouvaient reconnaître l'armistice, donnant pour motifs, les uns qu'ils dépendaient de l'armée suédoise, les autres qu'ils étaient à la solde de l'Angleterre, et enfin d'autres corps indépendants et insurrectionnels.

«Sa Majesté l'Empereur et Roi a donc cru nécessaire de prescrire l'ordre du jour dont je vous envoie copie. J'avais donné un ordre à peu près semblable dès le 16. Cependant, j'ai l'honneur de proposer à Votre Excellence d'échanger ceux des partisans qui sont actuellement en notre pouvoir ou qui seront arrêtés contre ceux de nos gens qui ont été faits prisonniers par vos troupes depuis le 4 juin.

«Nous avons aussi à nous plaindre de la non-exécution de l'article 4 de l'armistice, qui porte, entre autres choses: que, depuis l'embouchure de la Katzbach, la ligne de démarcation suivra le cours de l'Oder jusqu'à la frontière de Saxe, longera la frontière de Saxe, etc.; dès lors Crossen s'y trouve compris. Cependant les Prussiens, contre toutes raisons, veulent occuper Crossen, quoique le droit soit de notre côté et que cela ne dût pas être discuté: j'en prends pour juge Votre Excellence elle-même.

«Mais, voulant cependant éviter toute discussion, l'Empereur et Roi propose que ce pays soit considéré comme neutre, de manière qu'il ne soit occupé ni par l'armée combinée ni par les armées françaises et alliées.

«Les troupes légères de Votre Excellence parcourent le pays jusqu'aux portes de Liegnitz. Je la prie de vouloir bien donner des ordres à cet égard.

«Le prince vice-connétable, major général,

«Signé: Alexandre.»

ORDRE DU JOUR.

«Dresde, le 24 juin 1813.

«Les parlementaires qui se présenteront ne pourront dépasser nos lignes, c'est-à-dire qu'ils seront reçus aux avant-postes où ils remettront leurs dépêches. Ils seront maîtres d'attendre les réponses. Dans le cas où un parlementaire devrait être amené au quartier général, l'ordre en sera donné par le major général. En conséquence, sous aucun prétexte que ce soit, les parlementaires ne pourront pénétrer au delà de nos lignes, c'est-à-dire de nos avant-postes, sans un ordre formel.