«Löwenberg, le 18 août 1813.
«Je reçois votre lettre de ce matin, je n'ai point eu d'attaque hier, seulement l'ennemi est venu de Lahn et Mertzdorf reconnaître les positions; on lui a tué quelques hommes et pris cinq à six; il n'y a point eu de canon de tiré.
«Je n'étais pas prévenu du mouvement du cinquième corps, qui vient d'arriver; le prince de la Moskowa et le général Lauriston me l'ont annoncé ce matin; je me suis dès lors déterminé à prendre de suite l'offensive avec le onzième corps pour rejeter l'ennemi de l'autre côté du Bober. Les Cosaques sont entrés hier à Greiffenberg; j'espère par mon opération couper tout ce qui s'est avancé sur cette ville et Liebenthal.
«Une division du cinquième corps et sa cavalerie prend position à Braunau et Ludwigsdorf pour se lier avec le prince de la Moskowa, et couvrir les routes de Haynau et Buntzlau, les deux autres divisions en avant et en arrière de Löwenberg.
«Lauriston, qui a été tâté hier soir, n'a pas été suivi ce matin. Le prince de la Moskowa me mande que le corps ennemi a filé sur Jauer; peut-être vient-il par Schonau et Hirschberg pour se rattacher à la Bohême.
«Je ne crois pas avoir des forces considérables devant moi; mon attaque d'aujourd'hui m'éclaircira.
«M. Murphy, qui vient d'être promu au grade d'adjudant-commandant, chef d'état-major de votre vingtième division, vous remettra cette lettre; c'est un bon officier, dont vous serez content, et que je vous recommande.
«Le maréchal duc de Tarente,
«Macdonald.»