«Görlitz, le 20 août 1813,
trois heures après midi.
«Mon cousin, j'arrive à Görlitz. Il est deux heures, je serai à cinq heures du soir à Lauban. Mettez des postes de cavalerie entre Lauban et la position où vous êtes, afin d'avoir plusieurs fois de vos nouvelles dans la nuit.--La grande affaire, dans ce moment, c'est de se réunir et de marcher à l'ennemi.--Si vous quittez Buntzlau, laissez-y une bonne garnison.--Comme vous restez en correspondance avec le duc de Tarente, vous devez connaître la position qu'il occupe.
«Napoléon.»
LE GÉNÉRAL LAURISTON AU MARÉCHAL MARMONT.
«Lauyenfurwerth, près de Löwenberg,
le 20 août 1813, onze heures du soir.
«Je suis chargé de vous faire connaître que Sa Majesté est arrivée ce soir à cinq heures à Lauban. Le mouvement que je devais faire en arrière est suspendu. Je resterai ici, si vous restez à Ottendorf. La lettre du prince de la Moskowa fait connaître que vous devez vous retirer; je suppose que, lorsqu'il aura connu l'arrivée de Sa Majesté à Lauban, sa détermination changera. Il est donc important que vous lui fassiez connaître promptement cette arrivée. Les forces de l'ennemi ont passé de ma droite à ma gauche, et, je le pense, sur le prince de la Moskowa.
«Le comte de Lauriston.»
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.
«Lauban, le 21 août 1813,
cinq heures du matin.
«Monsieur le duc de Raguse, vous trouverez ci-joint l'ordre de la journée d'aujourd'hui: conformez-vous-y; donnez les ordres d'exécution et de détail avec la prudence et avec les modifications que peut exiger la position de l'ennemi.