NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT.

«Dresde, le 2 septembre 1813.

«Mon cousin, j'ai reçu votre lettre. J'envoie mon aide de camp, le général Flahaut, pour connaître l'état des choses de votre côté.--Votre correspondance est trop laconique. Faites attaquer aujourd'hui l'avant-garde ennemie, et sachez ce que vous avez devant vous et quels sont définitivement les projets de l'ennemi. S'il a moins de trente mille hommes, vous le culbuterez au delà des montagnes.--J'attends l'issue de cette journée pour faire des opérations de l'autre coté; tout cela est donc très-urgent.

«Napoléon.»

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.

«Dresde, le 3 septembre 1813,
quatre heures et demie du matin.

«L'Empereur, monsieur le duc de Raguse, me prescrit d'envoyer un officier auprès de vous pour vous faire connaître que son intention est que vous séjourniez aujourd'hui, 3 septembre, à Dippoldiswald, afin d'y réunir votre corps, puisqu'il paraît que vous avez beaucoup de traineurs. Si l'ennemi envoie à vous, Sa Majesté vous ordonne de former une forte avant-garde pour le repousser et le culbuter.

«Le prince vice-connétable, major général,

«Alexandre.»

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.