12 pièces de réserve de 12 et obusiers.

12 pièces de 6 et obusiers, servis par 2 compagnies de canonniers à cheval.

Total. 60 pièces, plus 60 caissons du parc de réserve.

GÉNIE.

La 5e compagnie du 3e bataillon de sapeurs.
La 7e compagnie du 3e bataillon de sapeurs.
Une compagnie de mineurs.

Je crois que le nombre des présents était de 5 à 600 hommes par bataillon; environ 30,000 hommes d'infanterie.

En comptant 5,000 hommes de cavalerie (c'est beaucoup pour 29 escadrons); en y joignant l'artillerie et le génie, le total n'allait pas à 40,000 hommes.

Dans ma brigade, les quatre bataillons du 17e s'élevaient à 2,500 hommes; les deux bataillons du 36e à 1,000; moins de 600 hommes par bataillon.

Le 1er corps gardait en Silésie les débouchés de la Bohême, par Raumburg et Georgenthal; il importait de cacher à l'ennemi l'expédition que nous allions faire, et nous ne partîmes, le 24, qu'après avoir été relevés par le 8e corps et par la cavalerie de Kellermann. La 1re division fit l'arrière-garde; elle arriva à Hainsbach le soir; elle en repartit la nuit pour Neustadt, où elle passa toute la journée du 25. La 42e division était en tête, puisque auparavant elle occupait le camp de Lilienstein, et gardait le pont de l'Elbe à Kœnigstein. Pendant la nuit du 25 au 26 elle passa sur la rive gauche, et le 26 à la pointe du jour elle repoussa les Russes sur la route de Pirna, et s'établit dans le bois près de la forteresse de Kœnigstein. Vers quatre heures après-midi, la division Dumonceau et la division de cavalerie Corbineau passèrent l'Elbe, et vinrent se placer en avant de Leopoldshyn; la brigade Quiot suivit ce mouvement. Les Russes se retirèrent et prirent position, sous la protection d'une forte batterie, la droite à Kritzwitz, sur la route de Pirna, la gauche à l'Elbe, près de Naundorff. La 1re division et toute l'artillerie du 1er corps étaient encore en arrière. Cependant le général Vandamme se décida à attaquer cette position.

Ce fut une imprudence, car l'infanterie et la cavalerie souffrirent également du feu de l'artillerie auquel on ne pouvait répondre. Dans la soirée, les Russes se replièrent sur Pirna. Ce même jour 26, le général Philippon partit de Neustadt, passa l'Elbe, et vint bivouaquer au pied de la forteresse de Kœnigstein. Je fermai la marche après l'artillerie des deux divisions. Cette marche fut bien pénible, parce que les chemins étaient gâtés et que la pluie tombait par torrents. Il fallait donc s'arrêter à chaque pas pour retirer de la boue les canons et les caissons. Nous marchâmes toute la journée et toute la nuit du 26 en prenant à peine quelques instants de repos. Je ne voulais rien laisser en arrière, et je sentais la nécessité de conduire le plus tôt possible sur le terrain l'artillerie dont le général Vandamme avait manqué la veille. Nous passâmes l'Elbe avant le jour, et je me réunis d'assez bonne heure à la division, à Langenhennersdorf, entre Kœnigstein et Gieshübel. Le général Philippon, qui ne m'attendait pas encore, loua fort ma diligence. La 1re division resta ce jour-là à Langenhennersdorf avec la division Corbineau. Ma brigade avait besoin de repos.