«La masse du clergé tonnait contre les réfractaires, et M. Turgot surtout était désigné comme indigne du nom de chrétien. À la tête de ces prêtres exaltés, était Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, etc.»
Et voilà ce qu'on appelle de la critique!...
La phrase que je cite est la première du Salon de monseigneur de Beaumont, où je parle de lui; et dans le courant de ce même Salon, je ne dis pas un mot qui puisse donner lieu à l'erreur.
[73]: M. de La Harpe rappelait lui-même fort souvent qu'on lui avait donné ce nom de Contempteur, et cela avec orgueil.
[74]: Depuis son arrivée en France, elle avait donné un autre volume des Annales de la vertu, une nouvelle méthode d'enseignement, un livre d'Heures pour les enfants, une nouvelle édition du Petit La Bruyère.
[75]: César Ducrest, fils du chancelier du duc d'Orléans, qui était frère de madame de Genlis. Il était avec M. de Pont, ami de madame de Montesson et ancien intendant de Metz. M. de Pont voulut voir la fête, c'est-à-dire le feu d'artifice[75-A], du plus près possible; en conséquence il monte sur un petit bateau dans lequel le suivent M. Ducrest et une autre personne dont j'ai oublié le nom. Une bombe d'artifice, lancée en l'air et qui ne prit pas, retomba et éclata dans leur bateau; le malheureux César Ducrest fut tué, et M. de Pont eut le bras cassé et fut très-mal pendant longtemps. J'avoue que je concevrais que madame de Genlis eût quitté Versailles pour venir à Paris, si son neveu était mort à Versailles; mais revenir au contraire dans la ville où il avait péri, c'est ce que je ne comprends guère. Madame de Genlis me donne ici une nouvelle preuve de ce que j'ai vu en elle; elle ne faisait rien comme personne, et pourtant elle n'était ni originale, ni amusante, ce qui est pourtant une condition des gens qui ne sont pas comme les autres.
[75-A]: Pour un 1er vendémiaire.
[76]: Madame de Montesson avait un immense crédit sur madame Bonaparte (Joséphine), et le premier Consul avait pour elle une grande considération. Je suis même convaincue que la faveur de madame de Genlis depuis vint de sa tante.
[77]: Ce furent les propres paroles de Napoléon. Madame, dit M. de Rémusat, j'ai l'honneur de vous faire observer que ce sont les propres expressions du premier Consul.
[78]: Je regardais un jour le tableau de Gérard représentant Louis XIV tenant par la main le duc d'Anjou, en disant: Messieurs, voilà le roi d'Espagne,—et j'étais étonnée que le tableau sorti de l'atelier d'un homme de génie fût aussi froid. Madame Aubert, ma fille, après l'avoir regardé, trouva le motif du peu de charme de ce tableau. C'est, me dit-elle, que toutes les figures sont copiées sur des émaux et des profils, du moins en grande partie. Cette remarque est très-fine et très-juste.