[74: Voir appendice V.]

[75: Le roi Louis XVIII.]

[76: François de Besiade, comte, puis duc d'Avaray (1759-1811), aide Monsieur à s'évader du Luxembourg, en juin 1791, le suivit à l'étranger et ne le quitta plus. Ce fut d'Avaray qui décida du mariage du duc d'Angoulême avec Madame Royale, que la cour d'Autriche voulait retenir à Vienne. Louis XVIII l'appelait «le plus fidèle de ses serviteurs.» «L'ami, le confident véritable de Monsieur, écrit le duc de Sérent à Goday, celui dont le crédit l'emporte sur tous les crédits…» (Ernest Daudet, Histoire de l'Émigration, t. II et III).]

[77: Dans son Histoire de l'Émigration M. Ernest Daudet fait du château de Mittau la description suivante: «C'était, comme aujourd'hui, une vaste et somptueuse construction, élevée sur l'emplacement du vieux château ducal, aux bords de l'Aa. Des bosquets et des étangs l'entouraient. Ses proportions monumentales, ses pièces spacieuses, sa physionomie architecturale rappelant Versailles, en faisaient une demeure digne d'un roi. Par les hautes croisées, le regard embrassait un lumineux horizon de dunes grisâtres, coupé çà et là de terres fertiles et de forêts, borné au loin par la mer Baltique. Plus près s'étendait la ville avec des rues spacieuses, des maisons en bois pour la plupart, habitées par une population formée en partie de nobles familles russes et de juifs allemands. Mittau renfermait une société cultivée, savante, aimant les arts, au courant du mouvement intellectuel de l'Europe. Elle devait ce privilège à ses longues relations avec la Pologne, et surtout à son contact permanent avec les voyageurs venus du midi de l'Europe, qui, pour arriver dans la capitale russe, devaient nécessairement passer par Mittau.» (t. II, p. 226).]

[78: Le 10 octobre 1806. Voici comment Parquin, qui tenait ce récit de Gaindé, raconte sa mort: «Le prince Louis, avec quelques hussards d'ordonnance, s'efforçait de rallier les fuyards, lorsqu'un maréchal des logis du 10e hussards français, qui s'appelait Gaindé, arriva sur lui, la pointe au corps, lui criant: «Rendez-vous, général, ou vous êtes mort!» Le général, qui n'était autre que le prince Louis, répondit: «Moi me rendre! Jamais!» Et relevant l'arme de Gaindé, il lui porta un coup de sabre qui atteignit le maréchal des logis à la figure; il allait lui en donner un second lorsque Gaindé, ripostant d'un coup de pointe, traversa la poitrine du prince et le jeta en bas de son cheval. Les ordonnances du prince, le voyant en combat singulier avec un soldat français, arrivèrent au galop et ils se seraient infailliblement emparés de Gaindé ou du moins ils l'auraient tué, si un hussard du 10e ne fût arrivé au galop un s'écriant: «Tenez bon, maréchal des logis!» Puis, lâchant un coup de pistolet, il étendit mort un hussard prussien; ce que voyant, les ordonnances du prince disparurent.» (Parquin, Souvenirs et Campagnes, p. 61.) Dans le livre De l'Allemagne, 1re partie, ch. XVII, madame de Staël a rendu hommage à la mort héroïque du prince Louis. La censure, en 1810, exigea la suppression de cet éloge.]

[79: 14 octobre 1806.]

[80: Ville forte de 16 000 habitants, située au confluent de la Warthe et de l'Oder. Le roi et la reine de Prusse traversèrent Küstrin le 26 octobre. Le général d'Insgersleben, qui commandait la place, jura à son souverain en fuite de résister jusqu'à la mort. Trois jours après, voyant venir l'avant-garde du maréchal Davout, il invita les Français à prendre possession de la forteresse.]

[81: Au N.-E. de Berlin, dans la direction de Stettin. Le 29 octobre, la place de Stettin, défendue par une garnison de six mille hommes et cent soixante canons, capitula sans combat devant une brigade de cavalerie légère commandée par le général Lassalle.]

[82: Dans la Poméranie orientale. Stargard est située sur l'Inha, affluent de l'Oder.]

[83: L'abbé Edgeworth, qui avait assisté Louis XVI à ses derniers moments, mourut à Mittau le 22 mai 1807, des suites de la fièvre typhoïde qu'il avait contractée en soignant les prisonniers français.]