Fig. 11. — Gravures rupestres du col de Zenaga. α a 0m,40 de la tête à la croupe ; β a 0m,28 de la tête à la base ; γ a 0m,82 de la tête à la queue.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
Mais la plus intéressante de ces gravures est sans contredit, comme le capitaine Normand l’a bien reconnu, celle du bélier ou du bouc, coiffé d’un sphéroïde muni d’appendices (uræi) ; au sujet d’un animal tout à fait analogue une longue discussion a eu lieu au Congrès international d’Anthropologie de 1900[66]. La question agitée était celle de ses affinités égyptiennes ; on a cru reconnaître dans le sphéroïde un disque solaire flanqué de chaque côté d’un serpent uræus ; ce serait une représentation du grand dieu de Thèbes en Égypte, Ammon ; et dès lors on peut se demander, suivant l’antiquité plus ou moins grande qu’on attribue aux gravures rupestres, si c’est la gravure sud-oranaise dont l’inspiration est venue d’Égypte, ou si au contraire c’est le dieu Ammon qui est d’origine libyenne.
Fig. 12. — Gravures rupestres du col de Zenaga. α a 0m,48 des cornes à la croupe ; β a 0m,46 des cornes à la croupe ; γ a 0m,45 du museau à la croupe.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
Fig. 13. — Gravures rupestres du col de Zenaga. α a 0m,43 de la corne droite à la croupe ; β a 0m,39 de la pointe des défenses à la croupe ; γ a 0m,53 de la pointe des cornes à la croupe.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
On a publié jusqu’ici deux exemplaires seulement du bouc casqué[67], tous deux communiqués par M. Flamand et provenant l’un et l’autre de la station de Bou Alem. Je sais que M. Flamand en possède d’autres dans ses cartons[68] de provenances diverses, mais toujours sud-oranaise. Voilà donc le bouc casqué classé parmi les sujets familiers aux graveurs rupestres.