1. Éléphant. — 3 et 5. Bubalus antiquus. — 2, 4, 6 et 7. Incertains.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
Il faut noter d’ailleurs que le no 4 s’il est de grande taille et dessiné d’un trait ferme est peu patiné.
Les nos 1, 2, 5 et 6 de la [figure 16] représentent la même antilope à cou allongé, à cornes recourbées en avant quoique 6 soit de facture différente et manifestement plus récente. (Voir pl. XV, [30.]) Ce sont d’assez jolies figures en somme, et quoiqu’il manque les pattes à 1 et le museau à 5, la silhouette de l’animal est rendue dans les quatre figures d’une façon concordante et nette. On imagine assez bien la bête. Il est difficile d’y reconnaître une quelconque des antilopes algériennes actuelles. La gazelle, le mouflon et l’adax sont exclus sans contestation possible par la forme des cornes. Il ne serait peut-être pas impossible de songer au bubale (Bos elaphus), chez qui pourtant les cornes sont épaisses et courtes, et affectées d’une courbure en avant bien peu sensible. On comprend que Pomel, reproduisant une figure de ce genre[71], ait cherché à la rapprocher d’une espèce fossile « Antilope (Nagor) maupasii analogue au Mbil (Antilope Laurillardi) ». Aujourd’hui pourtant nous savons qu’il existe, sinon en Algérie du moins à proximité, dans le Sahara des Touaregs, une antilope qu’il serait raisonnable de reconnaître dans nos figures, c’est le Mohor, antilope de Sœmmering[72].
Fig. 16. — Gravures rupestres de la station de Barrebi. Réduction au vingtième d’après des calques du lieutenant Pinta.
1, 2, 5 et 6. Antilope Mohor (?) — 3, 4, 7 et 8. Incertains.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
Dans les nos 3, 4 et 7 de la [figure 16] je ne sais pas s’il serait bien sage de prétendre reconnaître quelque chose, non plus peut-être que dans le no 8 encore bien que la longueur des cornes semble indiquer une antilope adax. Y a-t-il lieu de formuler derechef à propos de 3 et 7 l’hypothèse de l’okapi[73] ?
Le no 2 de la [figure 17] est tout à fait remarquable par sa facture très soignée, tout l’intérieur est excavé, lisse et patiné ; c’est de beaucoup la plus belle gravure de la station. 2 et 3 me paraissent représenter le même animal, un taureau vulgaire, quoique Pomel, dans une figure de ce genre, veuille reconnaître une espèce fossile « Ægoceras lunatus, proche parent de Kobus et autres cavicornes quaternaires[74] ».