—Et si vous vous trompez?
—Je ne me trompe pas; j’en prends tous les saints à témoin.
—Et pourtant, vous me tendez un piège, dit-il; vous savez tout, et vous vous faites parjure pour m’épargner.
Ces mots pénétrèrent en moi comme un glaive. Effaré, je le fixai, et je vis que son regard avait la dureté de l’acier. Le mien ne put le soutenir.
—Vous savez tout, répétait-il, et c’est pour cela que vous n’osez pas me céder votre place.
—Dites plutôt que je n’ose pas faillir à mon devoir de prêtre.
Il n’écouta pas ma réponse.
—Est-ce le moment de discuter votre devoir de prêtre? Puisque vous avez confiance en elle, sauvez-la à tout prix!
Je me dis: «L’éternité ne me réserve rien de plus affreux que ceci.» Et cependant je demeurai ferme!
A ce moment, la porte s’ouvrit et nous vîmes paraître Donna Marianna.