Elle se tut et leurs yeux se rencontrèrent.
—C’est comme dans les contes de fée, n’est-ce pas? dit-elle avec un petit rire nerveux.
Le Fanois s’était levé, et lui avait remis le papier d’une main qui tremblait légèrement.
De nouveau, il y eut un silence entre eux. Il était allé s’accouder à la cheminée, tandis que la jeune fille demeurait assise, les mains croisées sur les genoux, la tête légèrement inclinée. Ce fut Le Fanois qui parla le premier.
—Comme je suis heureux pour vous! Vous n’en doutez pas, n’est-ce pas? dit-il d’une voix émue, mais sans se rapprocher de Blanche.
Celle-ci leva lentement la tête et le regarda en rougissant.
—Et votre promesse; l’avez-vous oubliée? demanda-t-elle brusquement.
Les joues de Le Fanois s’inondèrent de sang.
Elle continuait à l’envisager avec ses yeux profonds et tendres, qui semblaient chercher à deviner ce qui se passait en lui. Puis, comme il se taisait toujours, et restait appuyé contre la cheminée, sans faire mine de s’approcher d’elle, elle pâlit subitement et se leva.