—J’avoue, dit-elle, que les compatriotes que nous vous envoyons ne donnent pas toujours l’exemple de la fierté démocratique. Mais ne valent-elles pas les maris que vous avez si peu de peine à leur trouver?

Il ne répondit pas, et elle reprit:

—Je ne sais pas si nous trouverons si facilement à caser la petite Catherine. Je partage votre avis sur elle, et pour rien au monde je ne voudrais qu’elle fût mal mariée.

Le Fanois réfléchit un instant; puis il dit:

—Que diriez-vous de Jean de Sestre?

Elle sursauta.

—Comment? Le jeune prince? C’est l’aîné de la famille, n’est-ce pas? Il sera duc de Sestre?

—Parfaitement.

—Et vous croyez?...

—Je le crois sincèrement épris de la charmante Catherine, et je ne vois aucune difficulté à obtenir le consentement de ses parents.