— Messieurs, dit-elle, mon premier mari, qui est parti plein de gloire et de vie pour les Champs-Élysées, m’a appris à défendre la liberté.

» Non-seulement la liberté de la presse, mais toutes les libertés imaginables.

» Car il n’y a pas plusieurs libertés, il n’y en a qu’une.

» Mais manquons-nous de liberté ?

» Les uns disent oui, les autres non. Je parle comme les uns et je pense comme les autres.

» Car je me suis retirée des affaires, ou, pour parler plus juste, dans les affaires. Les affaires sont mon unique souci, et je n’ai plus d’autre affaire que les affaires.

» La Bourse est un beau monument. La Chambre des députés n’était pas mal, mais la Bourse est mieux.

» Dès que nous aurons terminé cette conférence, qui m’intéresse médiocrement, j’irai à la Bourse.

» Rentrée chez moi, j’écrirai un bulletin de la Bourse, le plus complet qui se publie à quatre heures.

» Aucune puissance humaine ne m’empêchera de dire que mes actions sont en hausse et que mes obligations vont aux nues.