» FRANÇOIS. — Aussi bien que mon chapeau qui est sur ma tête est à moi.

» JOSEPH. — Et, si on lui prenait son pays en entier ou en partie, comment appellerions-nous ça ?

» FRANÇOIS. — Un vol.

» JOSEPH. — Et ceux qui le lui prendraient, que seraient-ils ?

» FRANÇOIS. — Ceci, tu le sais aussi bien que moi.

François ne veut pas dire de gros mots au roi de Sardaigne, il réserve ses injures pour un autre souverain. Tu vas en juger.

» JOSEPH. — Est-ce qu’on ne peut pas aider au vol, l’approuver, le louer ?

» FRANÇOIS. — Non. Si, lorsqu’un filou te vole ton chapeau, une autre personne s’écriait : « Très-bien ! à la bonne heure ! » tu dirais à cet autre qu’il est une canaille. »

C’est parler un peu sévèrement, mais le forgeron tape dur.

Ne crains pas, ma chère cousine, que je te traduise la brochure jusqu’au bout. Je n’en veux prendre que la fleur.