AUTRICHE-HONGRIE. Des Charlemont qui font de la peinture historique, jolie à la façon de la peinture historique, qui se commande sur les vases de Sèvres.

ESPAGNE. Alvarez. La chaise de Philippe II. De ces beaux tons, qui ont du gris fauve des tons de peaux de daims mégissées.

Rico est de tous les paysagistes de la terre, le paysagiste spirituel, et dans ces terrasses toutes fleuries descendant à l'eau, avec derrière elles les pins parasols et les cyprès, et dans les lointains violacés, où les maisons des villes du Midi font des taches blanches parmi les jardins à la chaude verdure, Rico se montre le seul artiste qui sache être un féerique décorateur, dans de la vraie et sérieuse peinture.

ITALIE. Carcano a exposé des vues panoramiques de l'Italie, où se trouve une merveilleuse entente de la configuration stratifiée des terrains.

Dans les dessins, des dessins au crayon noir de Macari, des dessins de la Rome antique, de la Rome togata, où tous ces vieux Romains sont si bien saisis dans les plis et la tombée de la toge, dans leurs attitudes sur les sièges de pierre, dans leurs groupements debout, sont si bien saisis, qu'on croirait à des photographies du temps.

ANGLETERRE. Un peintre à l'aquarellage clair de l'huile, à la petite touche spirituelle, un Teniers laiteux, un continuateur de Wilkie, cet Orchardson, ce peintre de la Première Danse.

J'ai enfin trouvé la vraie définition de Carrière: c'est un Velasquez crépusculaire.

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Dimanche 20 octobre.—Ce matin, visite du critique danois Brandès qui me parle de ma popularité, dans son pays et en Russie. Il s'étonne un moment avec moi du snobisme de quelques-uns de nos écrivains très célèbres.

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