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Mercredi 25 février.—À midi, enfin arrive une dépêche de la comtesse Greffulhe, qui m'annonce d'une manière positive, que l'Impératrice de Prusse ne viendra pas décidément chez moi, ce qui me comble de joie, vu que dans l'état des esprits et le mouvement d'éreintement de ma personne, cette visite aurait fait demander ma tête.

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Samedi 28 février.—Au milieu de l'embêtement de ces jours-ci, une petite satisfaction, je lis dans un journal d'art, qu'à Londres, dans la galerie de Burlington Fine Arts club, est exposée une collection d'eaux-fortes françaises, où parmi les œuvres des aqua-fortistes les plus illustres, figurent les eaux-fortes de mon frère, et où se trouve le «Taureau» de Fragonard.

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Dimanche 1er mars.—Dire dans ce moment, que parmi ces directeurs du boulevard, au bord d'une faillite, je n'en ai pas trouvé un qui ait eu l'idée de jouer sa dernière carte sur la PATRIE EN DANGER, et tenté l'aventure d'opposer une pièce à THERMIDOR.

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Mardi 3 mars.—Dîner d'hommes politiques chez Charpentier.

Constans raconte sur son séjour en Chine, des choses assez curieuses. Je me rappelle cette anecdote. Son cocher ayant insulté le marquis Tseng, eut le choix entre une amende ridicule et cinquante coups de bambou. En sa qualité d'humain exotique, dénué de système nerveux, il préféra les coups de bambou.

La pensée de Constans est que la Cochinchine, bien administrée, rapporterait dans quelques années cent millions; mais il nous donne connaissance de mesures extraordinaires, d'ordres imbéciles venus de Paris, et imposés par des tout-puissants du ministère, ne se doutant pas ce que c'est un pays de là-bas.