Puis enfin les scènes émotionnantes de la préparation du crucifiement, comme Le premier clou, Le clou des pieds, Les cinq coins.
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Lundi 25 juin.—Ce matin dans mon lit, en ouvrant l'Écho de Paris, mes yeux tombent sur cette ligne imprimée en gros caractères: Assassinat de M. Carnot.
Un tragique document de l'instabilité des choses humaines, que le journal d'aujourd'hui, donnant trois pages sur le menu du déjeuner au vol-au-vent Borgia et sur l'apothéose de la journée de l'homme, dont la quatrième page annonce la mort «à minuit 45 minutes».
Pas de chance, pas de chance vraiment, dans la publication de mes livres. En 18.., mon premier volume, a paru, le jour du coup d'État de Napoléon III, le septième volume du JOURNAL DES GONCOURT, peut-être le dernier volume, que je publierai de mon vivant, voit ses annonces et ses échos, arrêtés par l'assassinat du président de la République.
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Mardi 26 juin.—Ces jours-ci, j'ai reçu une lettre de Rodolphe Lothar, m'annonçant que M. Bukovics, directeur d'un théâtre de Vienne, est heureux d'offrir comme primeur royale à son public: LA FAUSTIN, et qu'elle sera jouée en janvier ou en février, par Mme Sandrock, qui serait, à l'heure présente, la meilleure Faustin, existant en Allemagne.
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Jeudi 28 juin.—Vraiment, il me semble que la femme a une peau d'été, une peau qui a la lumière veloutée de la fleur, au moment où la rose met son rose tendre dans la verdure. Et cette remarque, ne l'avez-vous pas faite à Paris, par les beaux jours, de juin, et ne trouvez-vous pas que, ces jours-là, le visage de la Parisienne éclaire l'ombre des rues?
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