Jeudi 14 janvier.—Un «petit bleu» d'un journal, où l'on me reproche très sérieusement, comme manque de toute sensibilité, d'être encore vivant à l'heure présente, et au moins, si je vis, de n'être pas devenu fou, à l'instar de Maupassant.
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Samedi 16 janvier.—Rien n'est amusant comme la chatte, se promenant sur la glace du bassin, et séparée des poissons rouges, par cette espèce de vitre, au travers de laquelle elle les voit sous elle, toute dépitée, toute colère de ne pouvoir les attraper.
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Dimanche 24 janvier.—Devant ce vieux dévalé au bas d'un lit d'amour, le cri de cette fille à sa bonne:—Maria, vite, vite, l'eau de mélisse et un sapin!» Ah! la féroce légende de Forain!… Non Gavarni, dans les légendes, n'a pas cette implacabilité, et les dires de Vireloque sont tempérés par une philosophie, à la fois bonhomme et haute. Oui, l'œuvre de Garvani fait sourire la pensée, et ne fait pas froid dans le dos, comme le comique macabre de Forain. Vraiment, il y a dans le moment, en ce monde, trop de méchanceté, trop de méchanceté chez l'artiste, chez le jeune, chez l'homme politique, pour que ce ne soit pas la fin d'une société!
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Mardi 26 janvier.—Aujourd'hui, Koning fait annoncer dans le Figaro, qu'il reçoit À BAS LE PROGRÈS, et que Noblet jouera le rôle du voleur.
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Vendredi 29 janvier.—On parlait hier d'une Parisienne, morte à près de cent ans, ces jours-ci, et qui se rappelait le temps, où il passait sur les boulevards, à peine une voiture, tous les quarts d'heure.
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