L'auteur des Contemporaines nous les montre encore, les jolies vendeuses, les jolies crieuses de la rue, les jolies poissardes, allant goûter soit à la Maison Blanche, soit à la Glacière, et ne demandant qu'à bâfrer et à se secouer le cotillon. On les voit dans leurs déshabillés de toile à carreaux rouges avec un grand tablier de taffetas noir à poches de six doigts plus long que la jupe courte, avec leurs bas de laine blanche à coins rouges; on les voit dans leur casaquin blanc sur une jupe de taffetas cramoisi; on les voit dans leur jupe à courtes basques faite d'une indienne à mouches rouges avec un tablier de burat vert. On les entend chanter au Pavillon Chinois, leur cabaret de prédilection:

Je suis une fille d'honneur,

Ainsi, comme l'était ma mère;

J'ai pris naissance d'un malheur

Qui fait que j'ignore mon père.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

ou bien:

En revenant de Saint-Denis

Où l'on boit à grande mesure,

J'allais pour regagner Paris