Et Pompadour aussi.
Ce n'est qu'une passade,
L'un et l'autre est guéri.
«Sur votre belle main ce captif enchanté.» Portrait d'Agnès Berthelot de Pleneuf, marquise de Prie, d'après la liste générale et alphabétique des portraits gravés par le P. Lelong.—Peint par Vanloo, gravé par Chereau le jeune.—La maîtresse du duc de Bourbon, celle que d'Argenson appelait «la fleur des pois du siècle», est représentée, une perruche sur un doigt, avec ses yeux un peu chinois, mais vifs et gais, avec ce qu'on appelait alors «tous les je ne sais quoi qui enlèvent», avec ses cheveux cendrés, avec son air de nymphe éclairée par un clair de lune.
Marie-Joséphine-Louise de Savoie, comtesse de Provence, mariée à Versailles, le 14 mai 1771.—Peinte par Drouais, gravée par Cathelin.—Altière figure de Junon auvergnate aussi bien dans ce portrait que dans celui qui porte le nom de Madame, gravé par Marie Boizot d'après un dessin de Boizot.
Marie-Élisabeth Denis, femme de M. Radix.—Dessinée par Cochin, gravée par Augustin de Saint-Aubin en 1765.—Une belle vieille femme à l'œil noir, au nez aquilin, à la noble ligne d'un profil qui sort des barbes d'un bonnet de dentelles, serré dans une marmotte de soie noire.
«Dernière heure de la baronne de Rebecque, morte à trente-six ans.»—Gravée par Augustin de Saint-Aubin.—L'ardente et maladive ennemie des encyclopédistes, celle qui, mourante, dictait à Palissot sa comédie des «Philosophes», lui donnait l'idée de la scène capitale, est représentée sur son lit de mort, la tête posée sur un oreiller de dentelles, d'où sortent d'un bonnet de linon, enveloppé d'une calèche, la maigre figure de la femme, et ses grands yeux mystiques à la pupille rétractée.
Madame Récamier.—Gravée en manière de crayon par Charles Silesien.—La beauté du Directoire est habillée d'une de ces robes flottantes et collantes sur les formes, à la ceinture remontée sous les seins. Elle a la tête à demi cachée dans un voile transparent qu'elle relève, laissant voir un de ces longs et purs ovales à la Gérard: un portrait qui pourrait être aussi bien celui de Mlle Georges ou de Mme la baronne Regnault Saint-Jean d'Angely.
M. J. Phlipon, Fme Roland.—Dessinée et gravée par Bonneville.—Un grand œil noir au regard hardi, un long nez de soubrette, une bouche aux coins remontants, un menton de volonté, telle est sous une coiffure aplatie et mangeant le front, et qui a l'air d'une perruque d'homme, le portrait que Bonneville nous donne de l'Égérie de la Gironde.
Qu'un timide artisan élève du scrupule. (Portrait de Mme de Sabran, d'après la liste générale et alphabétique des portraits gravés du P. Lelong et d'après l'indication du second état qui porte au lieu des vers: Louise-Charlotte de Foix-Rabat, marquise de Sabran.)—Peinte par Vanloo, gravée par Chereau le jeune.—Cette maîtresse du Régent qui se permettait de dire à son amant «que l'âme des princes lui paraissait faite d'une boue à part, de celle qui sert pour l'âme des laquais», est représentée en chemise tombante, d'où sortent une épaule et un sein, et tenant des deux mains, avec toutes sortes de tendresses, une colombe posée sur un coussin, pendant que, la tête détournée, elle regarde à la cantonade avec des yeux immenses et qui attendent.