Les couleurs les plus employées sont le rouge brun et le vert foncé.
Indépendamment de ces dessins, on peut faire reproduire tout dessin nouveau sur croquis, patrons, et ajouter toutes les couleurs désirées, confectionner également des tapis de forme irrégulière, à découpure quelconque. Dans ce cas les prix varient suivant les difficultés du travail.
La plupart des croquis qui servent de modèles sont envoyés directement de Paris.
III
LES TAPIS DE GHEURDÈS ET DE KOULA.
La ville de Gheurdès produit également des tapis, mais surtout des foyers qui sont considérés également comme provenant de Smyrne ; ils se rapprochent cependant des tapis de Perse, avec lesquels ils ont une certaine analogie au point de vue de la précision du point, des dessins et du coloris.
Les moyens de fabrication sont à peu près les mêmes que ceux employés à Ouchak.
Cette fabrication occupe 2,000 ouvrières et 400 métiers, tissant annuellement 10,000 mètres carrés ; depuis quelques années, elle tend à diminuer sensiblement par suite de la préférence que l’on accorde maintenant aux carpettes du Daghestan.
Koula produit des tapis de pied connus sous le nom de tapis de prière, d’un bon marché qui résulte soit des moyens industriels de fabrication, soit de l’emploi du chanvre comme trame. On y confectionne des descentes de lit d’environ 2 mètres de long sur 1 mètre de large qui coûtent de 10 à 15 francs ; celles tout en laine varient de 35 à 40 fr.
Koula produit encore de petits tapis, d’un style primitif local et d’excellente qualité, qui sont tissés par un très petit nombre d’ouvrières de choix et font partie des trousseaux de mariage. La fabrication en est extrêmement limitée, les prix étant trop élevés pour le commerce.