On enlève tout d’abord la couche de terre argileuse dont ils sont enduits. On les fait ensuite sécher. En été, cette opération est simple ; il suffit de les exposer au soleil pendant cinq à six jours. En hiver, il faut les renfermer dans des appartements où des poêles entretiennent une chaleur progressive ; le séchage complet ne s’obtient alors qu’au bout de huit à dix jours.

Les blocs bien séchés sont soumis alors à un second nettoyage, à la suite duquel on leur donne un certain vernis au moyen de la cire.

On procède alors au triage des diverses qualités. Il y en a jusqu’à dix.

Enfin la dernière opération, et ce n’est pas la moins délicate, consiste dans le placement des pierres dans les caisses. Pour éviter les chocs, le frottement des pierres, soit entre elles, soit contre les parois de la caisse, on emploie le coton. On en met une quantité telle que les pierres sont dans l’impossibilité de ressentir le moindre contre-coup. C’est dans ces conditions d’emballage que les caisses arrivent en Europe.

Dans les diverses opérations que subissent les ham tach avant d’être livrés à l’exportation, ils perdent au total les deux tiers de poids et de volume.

Chaque caisse pour l’Europe renferme des pierres d’une qualité distincte.

Les caisses étant généralement d’égale grandeur, leur remplissage, — ou plus exactement la quantité de pierres qu’elles renferment, — s’opère de quatre manières différentes, savoir :

Le poids d’une caisse renfermant les plus gros blocs est de 24 à 26 ocques, soit 29 kil. 400 gr. à 31 kil. 850 gr. Le poids d’une caisse contenant les plus petites pierres est de 30 à 35 ocques, soit 36 kil. 750 gr. à 42 kil. 875 gr.

La plus grande quantité de l’écume de mer d’Eski-Cheir est expédiée en Allemagne et particulièrement à Vienne. Les plus beaux blocs, de la première qualité, sont cependant généralement adressés à Paris.