L’exportation moyenne est évaluée par année de huit à dix mille caisses.


Le gouvernement turc perçoit un droit de douze et demi pour cent sur la vente qui se fait des pierres brutes sur les lieux d’extraction, et ensuite un nouveau droit également de douze et demi pour cent lors de la vente faite dans les conditions voulues pour l’exportation. C’est en réalité un droit de 25 % que le gouvernement prélève sur le produit des mines d’Eski-Cheir.

Le gouvernement ne vend pas le droit d’exploitation moyennant fermage. Il se contente de vendre pour une somme déterminée le droit qu’il perçoit comme impôt dans les conditions indiquées ci-dessus.

En 1879, un contrat a été passé à cet effet entre le gouvernement et une compagnie de négociants de Kutahia, pour quatre années, moyennant 3,600,000 piastres payables par annuités de piastres 900,000 (la piastre à 0 fr. 22 centimes).

Indépendamment du droit de 25 % que la Porte perçoit sur les lieux d’exploitation la marchandise doit payer en outre un droit de douane de douze piastres par caisse à son arrivée à Constantinople.


En 1878, le nombre des compagnies, — ou à parler plus exactement des groupes d’associés, — qui exploitaient les mines d’Eski-Cheir était de vingt-cinq à trente. Aujourd’hui ce chiffre est tombé à quinze seulement.

Ce qui motive cette diminution ce n’est pas seulement l’exagération des droits imposés par le gouvernement et les exigences des fermiers, ce sont aussi et surtout les difficultés créées par les autorités locales sur les suggestions d’intéressés peu scrupuleux, habiles dans l’art de distribuer les bachchiks (pots de vin, pourboires, etc.).