—Je vois d'un œil.

Calame épouvanté se pencha sur le roi Dieudonat, lui posa la main au front, lui renversa la tête: deux orbites vides regardaient la voûte étoilée du porche.

—Malheureux! Qu'as-tu fait encore?

—Rien de bon, sans doute. Je me décharge.

Dieudonat ne vit point la Reine Gaude à genoux au parvis; mais il entendait ses sanglots, les chants liturgiques, les prières, les répons, les sonnettes, les cloches; le Calamiteux lui expliquait les épisodes de la scène.

—Calame, s'il vous plaît, j'aimerais mieux ne pas entendre ça.

Le poète se tut; mais l'aveugle, extasié du spectacle, continuait à le décrire. Enfin, la cérémonie s'acheva; les assistants se retiraient; la voix de Calame interpella l'un d'eux; elle disait:

—Bonjour, Gontran!

Une autre voix, entendue jadis, répondait: