— Touche ni mes bras ni mes jambes. Ferme la bouche. Parle pas. Bouge pas. Cramponne-toi et laisse aller.
Assise pour se déchausser, elle considérait la mer où peut-être elle allait périr, et deux grosses larmes coulaient silencieusement sur ses joues, tandis que l'ivrogne louchait en souriant vers la belle fille à demi nue dont la chemise mouillée se teintait de transparences.
— Allons-y, fit-il.
— Mad-doué…
Ils se levèrent. Elle se signa une dernière fois et posa sa main droite sur l'épaule gauche du marin. Au moment d'entrer dans l'eau, il se tourna vers elle :
— Baise-moi en bouche.
Passive et ahurie de peur, elle laissa faire. Il ajouta :
— Et puis, tu sais, hein?… Chaque fois que je revoudrai, hein?
Elle balbutia :
— Oui…