— Il nous le dit aussi.
Béatrice se glissa à côté de moi, passa son bras autour du mien et appuya sur moi sa petite tête pensive. Je compris que je n’aurais jamais, sans doute, de plus grande joie.
— Il faudra revenir, me dit-elle, et revenir souvent. Savez-vous encore jouer ?
— Hélas, non !
— Nous vous apprendrons. Savez-vous encore rire ?
— Je ne le crois pas.
— Nous vous l’apprendrons aussi. Savez-vous encore aimer ?
— Mais… oui !
— Je n’en suis pas sûre et c’est peut-être bien tard pour l’apprendre.
Et comme si j’étais son frère ou son cousin, Béatrice m’embrassa pour sceller notre pacte.