—Qui m'en empêcherait?... Mais, pardon, Blanche!... c'est aujourd'hui le 10 août, le jour fixé pour votre mariage... comment se fait-il que vous soyez ici... votre place doit être auprès de votre époux... On vous réclame à l'église!... qu'attendez-vous pour rendre heureux le baron de Lowendaal et acquitter les dettes du marquis?... Le combat a interrompu la cérémonie sans doute, mais à présent les coups de feu ont cessé, le tocsin se tait, on peut sonner les cloches nuptiales... laissez-moi mourir... ici ou ailleurs, aujourd'hui ou demain, peu importe?...
—Non!... non! tu dois vivre!... pour moi... pour notre enfant!... s'écria Blanche se penchant sur Neipperg et l'embrassant avec passion.
—Notre enfant! murmura le blessé...
—Oui... notre cher petit Henriot... tu n'as pas le droit de mourir!... ta vie ne t'appartient plus!...
—Notre enfant!... répéta avec douleur Neipperg, mais... mais ton mariage?...
—N'est pas encore fait... il y a tout espoir...
—Vraiment!... tu n'es pas encore madame de Lowendaal?...
—Pas encore!... jamais peut-être!...
—Explique-moi...
Et une anxiété fiévreuse agita la physionomie du blessé, tandis que Blanche répondait: