Il s’approcha avec impatience de Catherine, lui ramena doucement le corps droit, et demanda:
—Avez-vous déjà dansé, madame?
—Oui... autrefois... au Waux-Hall!
—Connais pas! dit Despréaux pinçant ses lèvres. Et quelle danse, alors, pratiquiez-vous? La courante, la pavane, le passe-pied, la trénis, la monaco, le menuet?
—Non!... La fricassée...
Despréaux eut un haut-le-corps.
—Une danse de portefaix et de lavandières! murmura-t-il.
—Je l’ai dansée avec Lefebvre pour la première fois... C’est comme cela que nous nous sommes connus... épousés...
Le professeur d’élégance secouait mélancoliquement la tête, comme pour dire: «Dans quel monde me suis-je fourvoyé, moi le maître à danser de Madame la Dauphine!»
Et, avec une sorte de douleur concentrée, il se mit en mesure d’inculquer à Catherine Sans-Gêne les éléments de la noble danse que Napoléon voulait remettre en honneur aux fêtes de la cour.