—Ça c’est vrai, dit Catherine, quel homme!... Mais, Lefebvre, est-ce que je t’accompagne?
—Si tu veux... jusqu’à la frontière... L’Empereur emmène l’impératrice. C’est une promenade militaire... une simple promenade... Ah! ma Catherine, quel coup de tonnerre dans une journée d’été que cette guerre éclatant tout à coup... Mais, voyons, occupons-nous de notre départ; as-tu vu Henriot?
—Henriot est là qui t’attend... comme tu l’avais commandé...
—Bien... je vais le présenter à l’Empereur... peut-être cette guerre déclarée si vite servira-t-elle à son avancement... Va chercher notre Henriot!...
Catherine se disposait à déférer à ce désir. Despréaux, toujours empressé, voulait offrir ses services.
Il se précipita vers la porte, devançant Catherine.
—Pardon, belle dame... dit-il.
Il n’eut pas le temps d’achever.
Un violent coup de botte l’atteignait à la chute des reins et la voix de Lefebvre grondait:
—Veux-tu me f... le camp!... Nous sommes entre militaires, bougre d’acrobate!