Alors Napoléon se décida à réclamer l’aide de l’huissier de la chambre.
Il lui remit le flambeau qu’il tenait, et, prenant les deux jambes de Joséphine, il fit signe à son chambellan de la soutenir par les bras.
On la descendit ainsi, lentement, péniblement.
Inerte et sans souffle, Joséphine semblait une morte qu’on menait au cercueil.
Tout à coup le chambellan entendit la voix douce de Joséphine murmurer:
—Ne me serrez pas si fort!
Il se rassura alors sur la santé de l’épouse répudiée.
Napoléon était plus troublé, plus affecté qu’elle.
Il sacrifiait son bonheur, son amour à la politique. Il devait en être cruellement puni par la suite.
C’était une terrible et prophétique vision de sa destinée, cette descente sinistre dans un escalier de la femme qui avait été la compagne de sa gloire, la bonne fée, disait-on dans le peuple, qui présidait à sa chance.