—Sire, c’est fait... Il n’y a plus à revenir là-dessus...
—Tu crois? dit Napoléon fixant sur Lefebvre son regard profond.
Le maréchal tressaillit et balbutia, tout à coup, intimidé, craignant de deviner la pensée impériale:
—Nous sommes mariés, Catherine et moi, c’est pour la vie...
—Mais! dit vivement l’Empereur, j’étais marié aussi avec Joséphine et cependant...
—Sire, vous c’était différent.
—C’est possible... enfin, mon cher Lefebvre, tu n’as jamais pensé au divorce?...
—Jamais, sire! s’écria le maréchal... je considère le divorce comme...
Il s’arrêta, subitement effrayé de donner une appréciation qui pouvait passer pour une critique de la conduite de l’Empereur.
—Voyons, maréchal, reprit Napoléon, observant son embarras, si, d’un commun accord, vous divorciez, ta femme et toi. J’assurerai à la maréchale un douaire considérable... elle sera traitée avec égards... des honneurs lui seront attribués dans sa retraite... elle conservera son titre de duchesse... elle sera duchesse douairière... tu comprends bien tout cela?