Il se priva d’y coucher.

La célébration du mariage civil était fixée au 1er avril et le 2 avril la consécration religieuse était indiquée à Notre-Dame. Ce soir-là seulement le mariage devait être consommé.

Mais Napoléon était pressé. Il mena son mariage comme la campagne contre l’Autriche.

Après avoir soupé avec Marie-Louise, il demanda à l’archiduchesse qui ne se considérait encore que comme fiancée, si elle consentait à lui laisser user de ses droits d’époux.

Comme la princesse ne savait que répondre, Napoléon fit intervenir son oncle, le cardinal Fesch:

—N’est-il pas vrai que nous sommes régulièrement mariés? Ce mariage célébré par procuration à Vienne ne nous fait-il pas mari et femme?

—Oui, sire, vous êtes marié, d’après les lois civiles, répondit respectueusement le cardinal courtisan.

Là-dessus, Napoléon entraîna la jeune princesse dans sa chambre à coucher...

Il la laissa vaquer un instant aux soins de toilette, bien nécessaires après une course en poste aussi rapide. Pour lui, rentré dans sa chambre, il se déshabilla, se parfuma d’eau de Cologne et, endossant par dessus son caleçon une robe de chambre, il retourna secrètement chez la nouvelle Impératrice...

Là il se mit en mesure de fabriquer un héritier à l’Empire...