—Oui, sire, il y a bien longtemps... à Paris, à l’hôtel de Metz. Vous avez bien voulu vous occuper de moi... de nous... je veux dire de Marcel... qui était aide-major à Valence... et que votre protection a fait venir à Verdun...

—Marcel?... attendez donc... il me semble que je connais aussi ce nom... Qu’est-il devenu, l’aide-major Marcel?...

—Sire, lui aussi a été arrêté avec le général Malet... il est détenu à Ham...

—Il conspirait contre moi?...

—Il a pu être entraîné, par son amitié, à formuler des plaintes, des regrets, des espérances aussi... Mais Marcel n’a jamais été avec les ennemis de Votre Majesté... Ayant découvert qu’un homme qu’il croyait un bon Français, comme lui, conspirait pour ramener en France les princes... il a dénoncé cet agent du comte de Provence...

—Le nom de cet émissaire... le savez-vous?

—Sire, il se nomme le marquis de Louvigné...

—Il n’est pas arrêté?...

—Il est en liberté, sire, et c’est Marcel qui reste prisonnier...

—Je vérifierai ce que vous m’apprenez là, madame... Ah! reprit l’Empereur, après un instant de réflexion, à qui Marcel avait-il confié les projets de cet agent des Bourbons qu’il avait surpris?...