Irrité par l’aventure du kiosque, mécontent du mouvement de violence qui lui était échappé, motivé par la présence de Neipperg auprès de l’Impératrice, l’Empereur avait envoyé chercher en hâte à la Préfecture de police le dossier concernant les Philadelphes et le marquis de Louvigné. Il avait donné cet ordre avec un accent si brusque, si impatient, que le secrétaire chargé de rapporter le dossier, se trouvant en fort bons termes avec M. Dubois, ne put s’empêcher de lui faire part de la colère visible de Napoléon.

Le comte Dubois s’alarma et, montant en voiture, accompagna en personne le dossier réclamé.

Il le remit au secrétaire et attendit, fortement inquiet, dans l’antichambre, sans se faire annoncer.

Au bout d’une heure environ, le préfet n’entendant parler de rien et jugeant l’Empereur apaisé, redescendit, demanda ses chevaux et se disposa à quitter Saint-Cloud.

Au moment où il allait monter en voiture, une voix bien connue l’appela:

—Dubois! Dubois!... attendez! venez sur-le-champ!...

C’était l’Empereur, debout sur le balcon de son cabinet, qui le hélait ainsi.

De plus en plus alarmé, le préfet se hâta de remonter.

Comme il traversait de nouveau l’antichambre et voulait pénétrer dans le cabinet de l’Empereur, le chambellan de service, M. de Rémusat, lui barra le passage.

Il se nomma, mais vainement.