Et l’Empereur, gaîment, fouilla dans sa poche.
—Trois napoléons, sire!
La maréchale tendit la main.
—Vous me comptez un peu cher!... dit Napoléon qui savait éplucher un mémoire et dont la comptabilité immense était minutieusement examinée, en livres, sous et deniers.
—Il y a du raccommodage, sire...
—Mon linge n’était pas si mauvais que cela!...
—Plus mauvais encore!... et puis il y a les intérêts...
—Allons, soit!... je vais m’exécuter...
Et l’Empereur continua à tâter les goussets du gilet, à explorer les poches du pantalon, dans une recherche hâtive et comique.
—Ma foi! je joue de malheur, dit-il avec bonhomie, ces trois napoléons que vous me réclamez, je ne les ai pas sur moi...