Le cabinet impérial demeura sombre. Les tisons mourants de la cheminée jetaient seulement une lueur rougeâtre, très faible, permettant de discerner la porte donnant sur la galerie.
L’Empereur la poussa doucement, puis revenant à la maréchale, il lui prit la main, la serra avec force en murmurant:
—Taisez-vous!...
Catherine tremblait et le secret qu’elle devinait semblait prêt à s’échapper de ses lèvres.
Elle ne doutait pas que Neipperg ne fût l’homme vêtu de blanc signalé par Roustan.
—Le malheureux n’a pas tenu sa promesse, se dit-elle avec douleur... il a voulu revoir quand même l’Impératrice, il est perdu! Que faire?...
Elle cherchait et ne trouvait rien.
Il fallait se résigner, attendre, subir la pression implacable des événements.
Prostrée, tout son sang refluant au cœur, elle s’affaissa sur un canapé, auquel Napoléon, anxieux, mais redevenu calme et maître de lui, s’accouda, attentif, guettant la venue de celui qu’il supposait un royaliste.
Un glissement doux se fit entendre, et sur le tapis un froissement soyeux se produisit.