La porte du cabinet s’était ouverte, et dans la traînée immense que projetaient les bûches agonisantes du foyer, une femme était apparue.
Elle s’avançait avec précaution, l’oreille tendue, les mains tâtant devant et sur les côtés les meubles épars rencontrés...
—Madame de Montebello! murmura la maréchale, reconnaissant la dame d’honneur de Marie-Louise.
Napoléon de nouveau lui serra vigoureusement la main, craignant un cri, un mouvement qui prévînt...
La présence de la dame d’honneur, aux écoutes dans son cabinet, sondant les ténèbres et semblant précéder et guider quelqu’un, lui avait rendu tous ses soupçons...
Il suivait d’un œil, qui devait être chargé de fureur, les mouvements lents et circonspects de madame de Montebello s’assurant que ni l’Empereur, ni personne ne veillait dans le cabinet.
Il la vit s’éloigner doucement, entr’ouvrir la porte sans doute pour gagner par la galerie la chambre de l’Impératrice...
Alors, n’y tenant plus, il s’élança...
Au moment où il franchissait le seuil du cabinet, il se heurta contre un homme qui lui dit:
—Puis-je passer, duchesse?...