Alors, joignant l’action à la menace, d’un mouvement impulsif, Napoléon arracha les aiguillettes de l’uniforme de Neipperg...

Exaspéré, bondissant sous cette violence, Neipperg s’écria:

—Ah! malheur à vous!...

Et, aussitôt, il tira son épée...

Catherine Lefebvre s’était jetée entre lui et l’Empereur...

—A moi, Roustan! avait crié celui-ci, n’ayant, pour se défendre, que les aiguillettes arrachées, qu’il brandissait comme un fouet.

En une seconde, la porte de la chambre impériale s’était ouverte, Roustan bondissait sur Neipperg, le terrassait, le désarmait et lançait un sifflement particulier...

A ce signal, trois mamelucks, placés sous ses ordres pour la sûreté personnelle de l’Empereur, surgissaient et l’aidaient à contenir Neipperg.

La maréchale Lefebvre s’était précipitée vers Napoléon.

—Grâce, sire! soyez clément! suppliait-elle.