—En effet... il s'y trouvait... et c'est lui qui t'a commandé de reprendre ton déguisement peut-être?... Ah çà! est-ce que M. de Maubreuil aimait, comme ton autre maître, à donner des coups de pied à Napoléon en effigie?...
—Non!... M. de Maubreuil ne s'amusait pas à cela... il m'avait fait habiller, comme vous savez, dans un autre but...
—Lequel? dit Henriot d'une voix frémissante d'impatience.
—Eh bien! Votre Honneur ne me croira peut-être pas, car c'était bien étrange, et bien peu intéressant ce que m'avait ordonné M. de Maubreuil... je devais tout bonnement, une nuit, vêtu comme Napoléon, pénétrer dans le parc, m'avancer jusqu'à une fenêtre qui serait ouverte, et là...
—Une fenêtre au rez-de-chaussée?... achève, misérable! dit Henriot haletant, secouant vigoureusement Sam, de nouveau effrayé et ne comprenant pas ce que ce récit pouvait présenter de si grave pour motiver la violence du jeune colonel.
—Je finis, Votre Honneur!... mais ne m'étranglez pas!...
—Que comptais-tu faire, une fois devant cette fenêtre... Oh! ne mens pas, sinon!...
—Quel intérêt aurais-je à mentir, puisque je n'ai rien fait du tout?... Un officier est arrivé au moment où, selon les instructions de M. de Maubreuil, je devais m'introduire dans la chambre de cette jeune fille, et y laisser mon petit chapeau... Je n'ai pas eu le temps... je me suis sauvé tout de suite et j'ai jeté dans la pièce d'eau ma défroque inutile et peut-être dangereuse à porter... Voilà toute la vérité, honorable gentleman!...
Henriot s'était jeté dans les bras de La Violette, pleurant, riant, étouffant.
Il murmurait dans sa joie: